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Rejet du dossier Hexagon Gaz

mercredi 23 octobre 2013

Le rejet ministériel de recherche de gaz de houille sur le périmètre dit permis de Brive concerne la demande spécifique d’Hexagon Gaz. Espérons que les pétroliers se détournent définitivement du territoire.

Le rejet met définitivement fin à la possibilité pour la société Hexagon Gaz, et uniquement pour cette société, d’effectuer des recherches dans la zone couverte par la demande du permis de Brive.

La société singapourienne, dans sa demande relative au « permis de Brive », faisait état de sa volonté de rechercher du gaz de houille. Philippe Martin, le ministre du développement durable énonce qu’elle ne présentait aucune des garanties nécessaires et que la notice d’impact fournie était insuffisante pour évaluer sérieusement les opérations envisagées.

Le texte du communiqué montre bien que l’Etat n’est pas opposé à l’exploration des gaz de houille en général, gaz de roche-mère rappelons-le. Il suffirait qu’un nouveau pétrolier ayant une plus large surface financière et un savoir faire technique plus affirmé se présente pour que l’Etat soit en mauvaise posture pour rééditer un rejet.

La notice d’impact ne prenait pas en compte les capacités des opposants à souligner les risques omis par le pétitionnaire, en matière de sous-sol et de préservation de l’eau. Un autre dossier pourrait présenter des expertises biaisées, plus favorables aux forces financières requérantes.

A ce propos, l’Etat subventionne depuis peu à hauteur de 10 Millions d’euros une société étrangère pour la recherche de gaz de houille en Alsace, et ce, malgré les annonces rassurantes de Mr Hollande et les conclusions d’un rapport commandé par Mr Montebourg recommandant de ne pas investir aux côtés de ladite société.

En conclusion, on peut admettre que le dossier présenté par Hexagon Gaz était léger, qu’il avait sous-estimé le répondant des opposants de terrain, tant sur le plan des dossiers que de la mobilisation. Aujourd’hui la vraie question est de savoir si le territoire est assez attractif pour attiser de nouveaux appétits. Si c’est le cas, la bataille sera encore plus dure dans 6 mois, dans 1 ou 4 ans...

Philippe Martin a voulu donner un signe de bonne volonté politique. Mais son rejet est ambigü et ne ferme pas la porte à d’autres demandes. D’un côté le rejet ne se fonde pas sur l’interdiction de la fracturation hydraulique, d’un autre il est publié juste après la validation de la loi Jacob par le Conseil constitutionnel.

Reconnaitre un lien entre recherche de gaz de houille et fracturation hydraulique aurait été pour nous une grande victoire. En l’occurrence l’interprétation de ce lien est ouverte et confuse. La bonne volonté politique n’a pas été jusqu’au courage politique. Dommage.

Sylvie Tabary.


 


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