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Gaz de schiste.

lundi 11 mars 2013

Non à la fracturation hydraulique.

No Fracking en France

Le 7 mars 2013, lors de la Conférence internationale de Beroun , des personnes représentatives et des membres de groupes opposés à la méthode de « Fracking » (définie ci-après) de 11 pays européens, d’Afrique du sud et des USA se sont associés pour créer un réseau international dont le but est d’arrêter le « Fracking » dans le monde via :

- L’unité internationale des forces contre le « Fracking »

- Le partage et la diffusion d’informations et d’expertises sur le sujet

- Définir le « Fracking » comme ecocide

- Définir le « Fracking » comme une violation des droits de l’homme

- Mener des actions coordonnées

- Inviter d’autres Pays, individus, groupes et organisations à rejoindre notre réseau global

Nous avons la conviction que la seule voie intelligible possible au regard des techniques connues ce jour est d’utiliser des sources d’énergies propres, renouvelables et sures .

Des représentants de la Russie, de la Hongrie et de l’Inde ont exprimé leur souhait de rejoindre le réseau.

Nous définissons le « Fracking » en ces termes :

Le « Fracking » est la technologie de fracturation hydraulique, de fissuration, ou toute autre technologie qui injecte sous pression de l’eau, un mélange de fluides (gels ou gaz liquéfié), ou des produits chimiques (avec ou sans fluides), avec des charges mécaniques et/ou organiques dans les puits de forage dans le but de provoquer la création de nouvelles formations et/ou l’expansion de systèmes de fractures ou fissures naturelles dans toutes les formations sédimentaires (Veines de charbon inclues) pour l’exploration et la production d’huile et de gaz naturel. Les exemples d’application de cette technologie incluent (de façon non exhaustive) : l’extraction non conventionnelle de gaz, gaz de schiste, huile de schiste, pétrole, CBM, etc…

Nous associons au fracking tous les process d’exploration et d’exploitation incluant toutes les activités des tests sysmiques et leurs conséquences aux endroits où les puits sont installés.

Nous travaillons ensemble dans un seul but : Obtenir une interdiction globale du Fracking.

Une alliance internationale contre le fracking a été mise en place par les principaux groupes des pays participants. :

www.frackfreenetwork.org

En conclusion des présentations d’experts de ce jour, il est jugé irresponsable d’utiliser ce type de technologies.

La menace d’empoisonner nos ressources naturelles les plus basiques : l’eau, le sol, l’air et la santé n’est pas acceptable

Nous planifions une journée d’action globale le 22 mars, la journée mondiale de l’eau, et invitons tous les groupes et organisations locales et nationales à se mobiliser.

Gaz de schiste en Amérique du Nord : une étude provocatrice prévoit son déclin dans les 10 ans http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/72437.htm

Alors que grâce aux avancées récentes en matière de production d’énergie – en particulier pour le gaz et l’huile de schiste – les Etats-Unis annoncent en fanfare une nouvelle ère d’abondance voire d’indépendance énergétique, des voix s’élèvent pour en dénoncer les limites. Selon le géologiste canadien J. David Hughes, ancien directeur recherche à la Geological Survey of Canada, les analyses publiques les plus poussées sur les contraintes économiques, environnementales et géologiques de l’exploitation de ces ressources en Amériques du Nord sont plus pessimistes que l’administration américaine pour deux raisons principales : – Premièrement, les puits d’exploitation d’huile et de gaz de schiste s’épuisent très rapidement, les meilleurs sites ont déjà été pompés et on ne s’attend pas à en découvrir d’autres. Cette diminution de la productivité par puits nécessite d’intensifier le forage pour seulement maintenir la production, ce qui limite le potentiel à long-terme de ces ressources. – Deuxièmement, bien que les sables bitumineux, puits de pétrole en eau profonde, schistes bitumineux, gaz de houille et autres ressources énergétiques carbonées non conventionnelles existent en grandes quantités, leur exploitation nécessite d’énormes efforts logistiques et financiers qui interdisent l’augmentation d’échelle de la production pour répondre aux besoins du marché ; les vastes gisements de ces ressources sont divisés en “poches” de petites tailles. Après son démarrage en 2006, la production états-unienne de gaz de schiste a commencé à s’envoler grâce au développement des systèmes de fracture hydraulique et de forage horizontal – une technologie qui utilise des liquides à très haute pression pour percer la roche qui emprisonne le gaz. Le gaz de schiste représente désormais 40% du gaz domestique aux Etats-Unis soit 9.7 milliards de mètres cube par an. Une projection publiée en décembre par l’Energy Information Administration (EIA), un organisme gouvernemental états-unien, suggère que cette part va atteindre 50% de la production du pays d’ici 2040. Le Dr. Hughes affirme que ces projections ne sont pas réalistes car elles ne prennent pas en compte le fait que la plupart des puits perdent 15% de leur productivité initiale en quatre à six ans. Pour atteindre les chiffres de l’EIA malgré ces pertes, il faudrait creuser plus de 70.000 puits supplémentaires par an d’ici 2040. Cette cadence effrénée deviendrait trop coûteuse et hors de portée à partir de 2019 puis s’ensuivrait d’une forte chute de la production. L’étude du Dr. Hughes, partiellement financée par le Post-Carbon Institute une association californienne ouvertement contre le gaz de schiste, est vertement critiquée par le lobby du gaz de schiste états-unien. Daniel Whitten, un porte-parole de l’America’s Natural Gas Alliance, affirme que les conclusions du Dr. Hughes s’opposent à plusieurs études gouvernementales et académiques, “qui toutes prévoient une abondante production de gaz naturel sur plusieurs générations.” Andrew Miall, professeur de géologie à l’Université de Toronto qui a produit une étude indépendante du rapport du Dr. Hughes, affirme que ce dernier ne représente qu’une opinion minoritaire et que les résultats traités dans le rapport en question démontrent seulement que le gaz de schiste ne s’écoule pas librement.

Pour en savoir plus, contacts :

David Hughes : géologue, ancien directeur recherche à la Geological Survey of Canada, membre du Post Carbon Institute

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