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Gaz de schiste : le point à ce jour

jeudi 7 février 2013

Association Nationale

Communiqué de presse No Fracking France.

1er février 2013,

Il est absolument IRRESPONSABLE, de la part des décideurs parlementaires de notre pays d’envisager poursuivre dans la voie de ce qui a déjà démontré ses failles dans les pays qui l’ont expérimenté : le fracking, la fracturation, seule technique d’extraction des hydrocarbures liquides ou gazeux de roche mère.

Les États-Unis découvrent à travers des contaminations de l’eau potable, des pollutions de l’air et des pathologies graves ( cancers, silicoses, troubles endocriniens) qui se se sont développées chez des personnes vivant aux abords des puits de gaz et pétrole de schiste, que le vrai visage du “shale oil and gas” , “gaz et huile/pétrole de schiste” , ce sont surtout les risques qui y sont associés !

Une fois dépassé le scandale de la bulle spéculative que représente finalement la ruée vers ce gaz et ce pétrole miraculeux, nait un autre scandale , celui de l’eau contaminée là où la fracturation est pratiquée de façon intensive. Rappelons que cette industrie ne se vit qu’à l’intensif, en matière d’optimisation de l’extraction de la ressource et en matière de rentabilité financière.

Il n’existe pas d’autres techniques que celle de la fracturation de la roche pour extraire ces hydrocarbures piégés dans des roches de grandes profondeurs.

Toute recherches sur des techniques “alternatives” à la fracturation impliquent :

· Du temps, minimum 15 ans pour être expérimentées ? testées ?

· De l’argent et des crédits débloqués en ce sens….

· Un choix énergétique de nouveau axé sur les énergies extractives, fossiles, non renouvelable

Ne serait il pas responsable et de bon sens :

· Que ce temps soit mis à profit pour des recherches sur des sources d’ énergies renouvelables, qu’elles soient expérimentées ? testées ?

· Que l’argent du contribuable français ( et européen) et les crédits débloqués soit utilisé à ces fins et dans ce sens.

· Qu’un autre choix énergétique soit amorcé, dès maintenant, pourquoi attendre ?

Nous lançons un appel à la raison vers nos parlementaires et nos décideurs français et européens pour exiger d’eux, comme nous l’exigeons depuis deux ans, qu’ils prennent leur responsabilité pour l’intérêt général et qu’ils prennent connaissance des nombreuses études sanitaires qui confondent les lacunes de cette industrie des hydrocarbures liquides ou gazeux de roche mère.

Notre Association diffuse largement et traduit en plusieurs langues des rapports sanitaires et des études scientifiques qui alertent sur les dangers inhérents à ces exploitations et à ces techniques qui disons le défient les profondeurs et porte atteinte à la roche mère, nourricière et à l’eau vitale.

Les décideurs ne pourront pas dire qu’ils ne savaient pas ! Nous n’avons de cesse que de les informer !

Nous sommes dans la même configuration de ce qui a précédé le scandale de l’amiante.

Combien de contaminations, de pollutions, de malades et de morts devront être recensés pour que les décisions soient prises en faveur de l’intérêt général des populations, des animaux et de l’environnement et non pas dans le seul intérêt de lobbys industriels et financiers qui piétinent les principes de précaution qui devraient pourtant s’appliquer.

Elisabelle Bourgue

Présidente de No fracking France.

Article paru ce 31 janvier 2013 et qui fait réagir l’Association No fracking france sur le “Non Sens” de poursuivre dans cette direction :

Gaz de schiste : les parlementaires étudieront les alternatives à la fracturation hydraulique.

Image supprimée par l’expéditeur.

L’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques va consacrer un rapport aux « techniques alternatives à la fracturation hydraulique ». Le PDG de Total et le ministre en charge de l’Industrie, Arnaud Montebourg, ont déjà manifesté leur intérêt pour les gaz de schiste.

Les députés et sénateurs de l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST) annoncent avoir adopté « l’étude de faisabilité d’un rapport consacré aux techniques alternatives à la fracturation hydraulique pour l’exploration et l’exploitation des hydrocarbures non conventionnels ».

Ce travail a été réalisé par le député (PS) Christian Bataille et le sénateur (UMP) Jean-Claude Lenoir. Le communiqué de l’Office déclare :

« La fracturation hydraulique, interdite par la loi du 13 juillet 2011 pour l’exploration et l’exploitation des mines d’hydrocarbures, est une technique ancienne qui évolue aujourd’hui rapidement sous l’effet de considérations environnementales de plus en plus partagées. Des voies d’amélioration de cette technique existent, dans le sens d’une moindre consommation d’eau et d’une moindre utilisation de produits chimiques.

Parmi les autres techniques susceptibles d’être employées, la stimulation au propane, déjà pratiquée en Amérique du Nord, mérite l’examen. D’autres technologies sont envisagées en recherche et susceptibles d’aboutir à des applications d’ici à une dizaine d’années. »

Les parlementaires de l’OPECST proposent comme calendrier :

- Février-mai 2013 : réalisation d’auditions par les rapporteurs (pouvoirs publics, entreprises, associations environnementales), consultation des partenaires sociaux

- Avril 2013 : audition ouverte à la presse

- Printemps 2013 : examen par l’Office d’un rapport d’étape

- Juin à septembre 2013 : déplacements à l’étranger

- Automne 2013 : examen par l’Office du rapport final.

France Nature Environnement (FNE) a publié dans la foulée un communiqué.

La fédération d’associations de défense de l’environnement « tient à rappeler que, quelque soit la technique, il s’agit de rendre poreux un milieu, la roche mère, qui ne l’est pas, ce qui présente des risques avéré de pollution des milieux et des nappes phréatiques et de l’atmosphère. Par ailleurs, au-delà du débat sur la technique d’extraction, il s’agit encore d’extraire des énergies fossiles qui contribueraient au réchauffement climatique déjà hors de contrôle. »

Benoit Hartmann porte-parole de FNE, commente : « Récupérons déjà les gaz gaspillés par torchage, méthanisons nos eaux usées, mettons en place une vraie sobriété de notre société et réservons ce pétrole immature aux générations suivantes. »

Le PDG de Total et Arnaud Montebourg intéressés par les gaz de schiste

Il y a quelques semaines, Christophe de Margerie, le PDG de Total, était interviewé par Le Monde et estimait que « si l’on exploitait le gaz de schiste français – ce qui serait bon pour l’économie et pour la sécurité de notre approvisionnement – le prix serait déterminé par le marché du gaz européen, donc pas forcément à des prix aussi bas » [qu’aux Etats-Unis].

Le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg avait quant à lui déclaré fin novembre, devant l’Union française de l’électricité (UFE) :

« Nous n’acceptons pas la fracturation hydraulique mais nous travaillons à imaginer une nouvelle génération de technologies propres qui permettraient d’extraire sans abîmer. » « Ce gaz (…) mieux vaut le produire si nous l’avons plutôt que l’importer », estimant que le gaz pourrait jouer un rôle important dans la transition énergétique.

Il y a quelques jours, Le Monde citait « l’entourage d’Arnaud Montebourg » où l’on déclare :

« Le développement du gaz de houille n’a rien de rédhibitoire. Son exploitation va permettre de réduire la facture énergétique française, et donc d’augmenter nos marges de manoeuvre budgétaire afin d’investir davantage dans le solaire et l’éolien. »

Comme pour le nucléaire, le ministre en charge de l’industrie a pour le moins changé d’avis par rapport à ses positions de candidat à la primaire socialiste fin 2011. Il qualifiait alors le gaz de schiste de « fausse bonne idée » et affirmait que « l’indépendance énergétique ne doit pas se faire au prix de catastrophes environnementales ».

http://www.smartplanet.fr/smart-people/gaz-de-schiste-les-parlementaires-etudieront-les-alternatives-a-la-fracturation-hydraulique-21425/

Gaz de schiste

En quelques années, Aubrey McClendon avait fait de son entreprise Chesapeake le numéro deux du gaz naturel aux Etats-Unis. L’entreprise est, en effet, pionnière dans l’exploitation de la fracturation hydraulique, cette technologie baptisée « fracking » qui permet d’extraire les gaz contenus dans les couches de schiste.

Mais pour atteindre ce rang, Chesapeake a aussi acheté d’énormes quantités de licences (sur plus de 6 millions d’hectares de terrains) afin de pouvoir forer vers ces gisements de gaz. Comme elle n’avait pas l’argent pour y parvenir, elle s’est tournée vers Wall Street. Là, des firmes comme Jefferies et Barclays, inondées de liquidités par la Réserve Fédérale, vont, au travers de divers montages comme la vente à terme de future production, prêter à Chesapeake jusqu’à 16,1 milliards de dollars lors de la dernière mesure officielle en septembre.

Après trois trimestres consécutifs de pertes totalisant plus d’un milliard de dollars, c’est probablement davantage aujourd’hui. C’est ce qui a conduit les actionnaires actifs de l’entreprise comme Carl Icahn à obtenir, ce mardi, le départ d’Aubrey McClendon au premier avril. Toutefois, cette démission n’est pas la fin de l’histoire. Du conflit d’intérêt au scandale

Les premiers succès de Chesapeake ont abouti à la formation d’une bulle dans le secteur des gaz de schiste. Le boom du « fracking » a conduit à des surcapacités qui ont fait chuter les prix du gaz de 16 à 2 dollars le million de BTU (British Thermal Unit) entre 2006 et 2012. Or, les forages pour les gaz de schiste ne sont rentables qu’à partir de quatre dollars dans le meilleur des cas et plutôt sept en moyenne. En Pennsylvanie comme dans l’Oklahoma, des milliers de forages ne produisent ainsi pas depuis des mois alors que les licences d’exploitation doivent être payées. Et, l’espoir d’une remontée des cours pour cause de froid hivernal s’est envolé avec des température au-dessus de la moyenne dans le nord-est américain. Si bien que le contrat à terme de mars est scotché à 3,28 dollars.

Comme si cela ne suffisait pas, il est aussi apparu à la faveur de la fronde des actionnaires contre Aubrey McClendon que ce dernier avait pris à titre personnel des participations de 2,5% dans chaque puits opéré par Chesapeake. Il a lui-même emprunté plus d’un milliard de dollars à EIG Global Energy pour ces opérations qui ouvrent la question du conflit d’intérêt.

Ce qui pourrait donc être un nouveau scandale à Wall Street n’en est peut-être qu’au début de ses rebondissements. La démission d’Aubrey McClendon de la direction générale de Chesapeake a permis au titre, qui a perdu 43% l’an dernier, de se reprendre de 10% hier. Toutefois, rien n’est en réalité réglé. A moins que les Etats-Unis ne se mettent à exporter leur gaz de schiste pour faire remonter les cours, cette affaire ressemble avant tout à l’ouverture d’une nouvelle boîte de Pandore boursière.


 


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